Je me souviens…

Je me souviens… de mon quartier

Faisons maintenant le tour de mon quartier lorsque j’étais petit : Nous habitions donc au 39 petite place – Partons vers la rue de la Taillerie – juste à notre droite (vue en façade), au 1 et 3 de cette même rue, la boucherie Motard de l’époque, des gens plus que charmants. Cet emplacement est devenu par la suite la boucherie Joyez dont le patron grand patriote est mort dans un camp de concentration.
Au 5, une toute petite crèmerie – fromagerie tenue par Madame Mondoux (hum… un beurre excellent) !
Au 7, Monsieur Dimitri Tichkiewitch, il n’avait aucun défaut, si ce n’est d’être russe (on était déjà raciste en 1929) et bien plus tard ses enfants furent Scouts de France avec les nôtres !
Au 9, le cordonnier – bottier Timmermann : un Belge apparenté à la famille Courcelle.
Au 11, un café, qui à cette époque n’attirait pas mon attention.
Au 13, un garde-meubles.
Au 15, toujours un garde-meubles puis la grosse affaire de Radio-Artois – établissement Omer Clique (on n’entendait parler que de lui), affaire toujours tenue maintenant, près de 70 ans après, par les établissements Lamarre.
Du 17 au 21, naturellement la quincaillerie Delemazure aux sept enfants, dont notre dernier garçon Jean-Luc, fut ami Scout avec le dernier Delemazure.
Au 23, le fameux café Delattre – « Aux deux frères », d’où l’un des deux fut défenestré lors de l’affaire des 100 millions à la trésorerie générale – affaire du docteur de Receyt compagnie : un vrai scandale à cette époque. Actuellement, l’enseigne « Au deux frères » perdure toujours.

Revenons sur nos pas :
Juste en face de chez nous, au 2 et 4 : les meubles Barbe-Leturgez, une grosse affaire !
Au 6, un coiffeur pour dames, mais de mon jeune temps c’était un marchand d’habits. J’ai même eu là, un superbe costume en velours vert à l’occasion d’une communion solennelle.
Du 6 au 8, les établissements Carette, négociants en cuir – bourrelier – sellerie – bagages etc. Ils étaient amis intimes de mes parents.
Durant les bombardements, ils nous ont fait venir rue du Cardinal, dans la maison de leur fils Raymond, mort en déportation (un excellent garçon), puis ces derniers nous ont hébergés dans une de leurs immenses caves où nous dormions tous les jours pour nous protéger des bombardements.
C’est un jour, à l’aube, en remontant par la rue du Cardinal que nous avons pu entrevoir le bombardement de la ville toute proche d’Avion ; le ciel était en feu et ce fut une scène horrible à mes yeux de jeune enfant !

Je m’en souviens…

J’ai travaillé comme comptable, quelques mois avant notre mariage chez les Carette : Je me souviens… également que c’était un point de rencontre avec les Anglais. Tout était mystérieux. On préparait des parachutages de nuit sur Vitry en Artois, Il y avait aussi des stands d’entrainement de tir dans les boves.

Au 10 puis 12 de la rue de la Taillerie, l’immense droguerie Ragons à la place du café « le Louisiane » actuellement. Le fils Ragons était et est encore sérieusement handicapé.
Il y avait bien un petit bistrot entre deux, mais ce dernier, là encore ne retint pas mes souvenirs.
Du 18 au 20, les meubles Dehay-Houdart, dont les fils allèrent en classe avec les nôtres, à l’institution Saint Joseph.

Du côté impair, sur la petite place je me souviens… que de très peu de détails (je veux parler du côté droit de la place en regardant le beffroi)…
Au 56 et 58, les établissements Thibaut, quincaillerie dont le fils Adrien s’est marié avec Jeanne Carette et dont je fus grand ami aux Orphéonistes et dont les enfants furent amis Scouts avec les nôtres, principalement Francis avec le fils Francis Thibaut, et Marc avec Jean-Luc, pensionnaire tous deux à Saint Louis de Gonzagues de Saint Pol sur Ternoise dans les années 1967 à 1969.
Au 60, un petit commerce de vins très fins, des liqueurs choisies et quelques alcools – ce devait être « Chez Charton », une vieille dame !
Au 66, les établissements Grebert où l’on vendait des tissus, ce qui émerveillait mes jeunes yeux. Dans la vitrine était exposé le métier à tisser fixe en bois – suspendu à un mètre au dessus du comptoir (cela facilitait les mesures et la découpe pour la clientèle).
Après la maison du café où il y avait un grand automate : un pierrot qui servait du café !
Au coin de la rue de Justice, les grands établissements Faubon (actuellement le café « Leffe »), où l’on vendait du grain par sacs.

3 commentaires »

  1. RAGONS jean luc says

    j’ai bien connu en grande partie tout ce qu’évoqué dans cet écrit !!
    le seul a habiter enccore Arras etant l’handicapé !Francis

    1 Fév 2009 | #

  2. JMC says

    Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur cette période ?

    1 Fév 2009 | #

  3. Bernard D'HAEYERE says

    Cher cousin Jean-Luc RAGONS, prenez contact avec moi S.V.P.

    Votre généalogie vouys intéresse ?

    A+

    Bernard D’HAEYERE Petit fils de Jeanne RAGONS

    22 Août 2013 | #

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