Je me souviens…

Je me souviens… d’histoires plus amusantes

Bon je vais vous raconter des histoires plus amusantes : Je me souviens… que… vers 1930, dans les pharmacies, il y avait posé par terre des petits tonneaux en bois, dont le dessus était percé d’un trou rond. Il suffisait pour les jeunes enfants de glisser la main dans la fente pour récupérer des billes – c’était simple mais on en prenait plein la main et en remontant près du couvercle, nous ne pouvions plus sortir notre main, sinon après s’être libéré d’un grand nombre de billes !

Je me souviens… de la grande fête annuelle du 3e génie. Nous y allions tous les ans avec notre grand père. Les soldats avaient fait un waterchut au dessus du Crinchon – il y avait des stands de tir, des chevaux et un igloo formidable, construit sur l’eau qui se visitait pour déguster des esquimaux, exclusivement « Gervais ».

Je me souviens… que ce superbe igloo était construit avec de la résine agglomérée blanche, le tout était formidable et s’y promenait toujours un monde considérable.

Je me souviens… des foires sur la Grand-Place ainsi que sur la petite place, qui se montaient avec d’énormes et longues palissades en bois peint en vert turquoise, et qui, une fois montées, obstruaient la vue à l’intérieur des stands commerciaux. Ceci était réservé aux nombreux commerçants de pain d’épices, de nougats David et Claudette (encore existant aujourd’hui), de nombreux vendeurs d’accessoires ménagers, des balais, des seaux en tôle etc. Et puis des marchands de soldats de plomb (c’était ma marotte, toujours cette passion pour l’armée)
Même lorsque j’étais pensionnaire à Saint Jo, Maman m’achetait des soldats de plomb et puis des barres de Toblerone.
Eh bien, tenez vous bien, à mon âge, j’approche les 80 ans, je possède encore les soldats de plomb de mon enfance !

De cette foire commerciale : la grand‘place était réservée aux manèges, les chevaux de bois où l’on montait et descendait. Ce qui m’a intrigué énormément sans y jouer, c’était les tirs à la carabine ; lorsque l’on tirait sur une cible, s’ouvrait une petite boîte où évoluaient des personnages.

Je me souviens… avoir souvent vu aux allées, des jeux de paume, comme dans le midi.
Il y avait comme un tambour, le joueur, couché sur le sol, laissait tomber une petite balle en plomb. Il essayait de la rattraper et avec un très long gant en bois, la lançait dans l’autre camp ; il fallait bien se garder de recevoir ni de rattraper la balle, sa réception faisait mal, par sa lourdeur… en somme comme une « chistera »…

Je me souviens… des revues aux flambeaux.
Mon grand père, toujours lui, n’était pas plus républicain qu’un autre, mais nous allions toujours à la revue nocturne du 14 juillet.
Plus tard, j’ai emmené mes enfants et petits-enfants (jusqu’à un certain âge) à la revue militaire du 11 novembre 1918, en souvenir des poilus qui sauvèrent la France, notre beau pays.
Donc, nous allions place de la gare et les soldats : des hussards, descendaient la rue de droite, fiers sur leurs chevaux. C’était magnifique et nous avons toujours été cocardiers ! Après c’était le défilé en ville, qui passait même sous les fenêtres de l’épicerie de mes parents, petite place.
Il y avait des lanternes vénitiennes, des feux de Bengale, des pétards… c’était la fête, le fameux 14 juillet !, et je m’en souviens fort bien.
Il y avait une superbe musique militaire dirigée par le Colonel Levaux – ce pauvre type s’est suicidé, ce fut à l’époque un scandale sur Arras car tous les arrageois l’estimaient.

Je me souviens… aussi des galas de boxe qui se passaient à Arras.
Je n’avais jamais beaucoup aimé ce genre de sport. Les combats se déroulaient près de la citadelle Vauban, près de la rue Beffara, plus tard, proche de la place Sainte Croix (de l’époque), en la salle des sports où souvent mon beau frère Charles, m’emmenait car seul j’y n’y serais pas allé; c’était un sport trop violent pour moi !
Je préférais les galas d’escrime rue Beffara en la salle d’armes où plus tard le grand ami Jean Deleplanque de notre ainé Francis, fut le grand chef Scout de l’arrageois des années 60, puis quelques années plus tard, l’entraineur national de l’équipe d’escrime… Je me souviens l’avoir vu évoluer avec notamment les enfants de la famille Hanicotte.
Notre fils Philippe a pratiqué quelque peu ce sport, comme également (ce qui est rare pour un garçon) de la danse classique – Il était très mignon, sur la scène du théâtre d’Arras !

Dans le fond, nos trois garçons n’ont jamais été très sportifs et puis à cette époque, les familles privilégiaient les études.

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